Retour sur la conférénce “Travailler autrement : des rêves de Mai 68 au numérique de 2018”

Publié le 3 février 2018 Mis à jour le 5 février 2018

Si nous sommes aujourd'hui sur les bancs de l'université, demain, nous ferons partie d'une entreprise. L'objet de cette conférence, s'il n'est pas forcément d'actualité pour nous actuellement, le deviendra rapidement. Entre l'influence des événements de Mai 68 sur l'emploi et sur ce que faire partie du monde du travail implique auourd'hui, retour sur une intervention qui invite à réfléchir.

Tout commence par une vidéo introductive, dont le but est d'interroger ce qui a changé dans le monde du travail de 1968 à 2018.

C'est sur la présentation de Samira Ayad, étudiante en Master 2 de Psychologie du Travail et des Ressources humaines que nous sommes introduits à la conférence « Travailler autrement ».


Nous sommes alors mis face au fait des événements de Mai 68 et de leur influence dans le monde du travail.

Le sujet de l'ergonomie du travail est ensuite abordé. Elle touche surtout le secteur du travail industriel. La conférence nous apprend qu'il n'y a pas de structure pour le conditionnement du travail et que le salarié subit seul le stress dû à son travail.

Selon Ingrid Garnier, psychologue du travail et ergonome, on remarque un changement au niveau des emplois : celui qui, autrefois, était considéré comme un simple technicien est désormais un technicien de maintenance avec l'avancée de la technologie. Une transformation des emplois a eu lieu et elle est due à une évolution technologique qui, de ce fait, modifie même la compétence des emplois.

Intervient ensuite Béatrice Bellini, directrice du département des Sciences de gestion et enseignante-chercheuse à l'université Paris Nanterre. Son propos vise à nous (employés et/ou futurs employés) rassurer en affirmant que l'on a « encore besoin de nous ». En effet, l'avancée de la technologie est telle que beaucoup pensent que leurs emplois sont menacés par les progrès en matière d'intelligence artificielle et de robotisation. Nous sommes face à une évolution qui fait dire à l'intervenante que nous sommes actuellement dans une « industrie 4.0 ». De plus, la révolution informatique nous oblige à nous adapter à un environnement changeant. Le premier robot citoyen du monde, Sophia, en Arabie saoudite, nous est proposé en exemple pour nous montrer les progrès de l'intelligence artificielle. Selon Mme Bellini, de nouveaux métiers sont créés et de nouvelles compétences sont désormais requises pour les jeunes avec la technologie.

Suit l'intervention d'Antoine Fortune, gérant de la société AMILIFE, spécialisée dans le domaine de la réalité virtuelle, qui parle des attentes des entreprises ainsi que leur vision de la génération Y (qui désigne les personnes nées entre 1980 et 2000). Et le moins que l'on puisse dire, c'est que l’image que se font les entreprises des jeunes n'est pas positive. En effet, selon Antoine Fortune, les entreprises voient en la génération Y des jeunes qui ne respectent rien, une génération d'incapables qui ne peuvent se passer de leurs smartphones. Il parle ensuite de « choc des générations » entre les générations Y et Z (les personnes nées après 1995), en ajoutant : « nos entreprises voient que les générations Y et Z ont envie d'être auto-entreprenantes ».

Le débat « Travailler autrement : des rêves de Mai 68 au numérique de 2018” fut fort intéressant, même si le public présent eut plus l'impression d'assister à une présentation qu'à un débat, les intervenants ayant parlé tour à tour avec une présentation affichée sur un écran.

Riche en informations, cette intervention nous a appris que, depuis les bouleversements liés à Mai 68, beaucoup de choses ont changé dans le monde du travail, notamment le fait que ce dernier a été largement influencé par la technologie. De plus, cette conférence nous a montré que les jeunes générations peuvent apporter quelque chose au marché du travail grâce à leur capacité d'adaptation.

Mis à jour le 05 février 2018