Gala de clôture du festival Arti'Show 2018 par Article X : un show très chaud !

Publié le 30 mars 2018 Mis à jour le 4 avril 2018

C'est au bâtiment Pierre Grappin (bâtiment B) du campus qu'a eu lieu, le 26 mars 2018, le gala de clôture du festival Arti'Show de l'association Article X. Pour fêter la fin de sa 3e édition, le premier concours de stand-up universitaire de France a mis les petits plats dans les grands avec le meilleur de la scène humoristique française : Shirley Souagnon, Noman Hosni, Mustapha El Atrassi, Melha Bedia, Jason Brokerss et Sami Ouladitto. Étaient également présents Paul Mirabel, vainqueur du prix du jury et Brahms, récipiendaire du prix du public dans le cadre du festival Arti'Show. Car Article X ne met pas seulement en scène des humoristes (re)connus ; l'association donne aussi l'opportunité à des étudiants de s'exprimer et de faire reconnaître leur humour dans le cadre d'un festival de stand-up.

Amphi B1. Rideau rouge. Lumière tamisée. Le décor est planté. On se croirait dans une véritable salle de spectacle (ne seraient-ce ces affreux sièges de l'amphi B1 qui transforment vos fesses en bouillie en l'espace de cinq minutes). Impatient, le public n'attend qu'une seule chose : que les deux présentateurs et membres de l'association Article X, Camille Masclef et Haithem Bordji, donnent le coup d'envoi de la soirée.



La première partie est assurée par Paul Mirabel qui a remporté le prix du jury dans le cadre du festival de stand-up étudiant. Malgré la difficulté de passer en premier et de dérider un public qui vient de s'installer, le jeune homme a rondement mené son affaire et a su faire rire son public grâce à la narration de situations de la vie quotidienne. S'ensuit la prestation d'un autre vainqueur du festival Arti'Show, celui du prix du public, Brahms. C'est sans complexe qu'il joue sur les clichés racistes. Aucun doute, le maître-mot de cette soirée est AUCUN TABOU.

Jason Brokerss prend ensuite le relais. À son tour, il joue et déjoue les préjugés racistes et les amalgames sur les religions et les individus. Il parle de sa famille, de son meilleur ami qu'il considère comme son frère qui a épousé sa sœur et à qui il a demandé de ne pas le mêler à leur histoire d'amour : « ils ne m'ont tellement pas mêlé à leurs histoires, qu'ils ne m'ont même pas invité à leur mariage ». Il évoque également son propre mariage : « Vous savez, je suis marié depuis 2 ans... (Sifflets et applaudissements dans la salle.) Non, je vous jure, ça ne vaut pas la peine d'applaudir... » et de sa fille qui l'a transformé « en gros beauf ».

Vient ensuite la comédienne et humoriste Melha Bedia, qui parle avec légèreté de ses rondeurs : « Il y a toujours un moment où on te dit “Mais non, t'es pas grosse”. Ah ouais ? Essaie de me porter et tu verras si je suis pas grosse ! » Hilarité générale dans la salle. L'humoriste parle sans complexe de son rapport aux autres, notamment en ce qui concerne ses rapports amoureux : « C'est normal si à chaque fois que je me fais draguer c'est par un sexagénaire ? Ou par un noir ? Le pire, ce serait de me faire draguer par un sexagénaire, qui plus est noir ! ». En toute liberté, la jeune femme parle de racisme et des préjugés : en parler d'une façon si décomplexée, c'est déjà les déconstruire.

Entre alors en scène une autre femme : Shirley Souagnon. C'est sans doute l'humoriste qui a obtenu le plus de succès dans la salle. En l'espace de quelques minutes, elle a réussi à faire rire le public sur le racisme, la drogue, l'homophobie et le sexe… Le grand chelem !

Noman Hosni fait ensuite son apparition : « Je suis suisse. Je suis comme vous, sauf que je suis plus riche. » Apologie pour la légalisation du cannabis (et ses vertus sur les disputes de couple), narration de sa première défonce et anecdote sur son premier rendez-vous (raté) avec une certaine Séverine dans un manège à sensations fortes étaient au menu.

Sami Ouladitto a ensuite pris place sur scène. Après une petite pique adressée aux athlètes de la salle de sport qui ne peuvent s'empêcher de donner des conseils, il a enchaîné sur les rapports de force au sein d'un couple : « Ma copine et moi, on est aussi musclés. Je m'en suis rendu compte le jour où on a voulu faire un bras de fer et où aucun des deux n'a gagné. Mais, quand quelqu'un nous embête dans la rue, je peux me tourner vers elle et lui dire “Tu vas le frapper ou j'y vais ?” ». Sa performance a certainement permis à nombre des messieurs présents dans la salle de se reconnaître et de se sentir rassurés !

Savez-vous quel est le point commun entre les Français, les Algériens, les Tunisiens, les Marocains, l'administration marocaine et les vieilles femmes dans le métro ? Tous ont été raillés par Mustapha El Atrassi qui a clôt le gala. Il avait prévenu : « Je suis pas venu ici pour faire de l'humour à la Tchoupi ! » Tout le monde en a pris pour son grade mais s'y est laissé prendre grâce à l'humour.



Article X a su tenir les promesses d'un programme ambitieux. Au menu : du rire, des rencontres, pas de tabous, des sujets divers et variés, d'actualité et universels. Deux heures durant, les murs de l'amphi Pierre Grappin ont résonné des éclats de rire d'une foule enthousiaste. Si certains l'aiment chaud, d'autres l'aiment Arti'Show !

Mis à jour le 04 avril 2018